ITINERAIRE

 

Je suis né en 1961.

J’ai commencé la pratique du judo avec Maître LOUMAGNE en 1968. A cette époque, les cours étaient tous niveaux et tous âges confondus. Je me souviens que les adultes jouaient avec nous comme avec des fétus de paille. Il n’était jamais sûr en début de cours qu’on en sortirait indemne.

En parallèle et sûrement par réaction à cette " violence ", j’avais commencé en 1967 la danse classique. J’ai pratiqué les deux avec le même bonheur pendant 8 ans après quoi je me suis tourné vers l’athlétisme en milieu scolaire. J’avais des " profs " qui étaient des passionnés. Ils savaient communiquer avec nous et nous donner envie de nous dépasser.

C’était la grande époque de l’ASSU avant que ça ne devienne l’UNSS. Grâce à ces hommes, j’ai pu exploiter à fond mon potentiel en devenant Champion de France Cadet du 100 m et 3ième au 4 x 100 m junior à Paris en 1977.

J’ai été repéré et enrôlé dans le plus grand Club d’athlétisme toulousain de l’époque : le Toulouse Université Club. Ma fragilité articulaire et les limites imposées par ma taille m’ont fait renoncer à une carrière dans ce domaine.

Après la terminale, j’ai entamé des études de commerce (IUT). A l’âge de 19 ans, je suis entré sur invitation dans une salle de TAEKWONDO. Ce fut la révélation. Ce que je voyais représentait l’amalgame de tout ce que j’avais vécu dans le domaine sportif précédemment.

Chef d’entreprise à 23 ans, j’ai tout sacrifié à 26 ans pour devenir entraîneur de TAEKWONDO. J’avais envie de savoir, de comprendre, de transmettre. J’ai beaucoup lu sur le sujet, voyagé, rencontré des gens dans cette pratique. Je vais en Corée depuis 15 ans. J’ai enseigné le TAEKWONDO comme assistant dans un grand club toulousain, puis aux Etats-Unis pendant 1 an et demi aux côtés de l’entraîneur de l’équipe de Floride et enfin aujourd’hui dans les clubs que j’ai créés.

Depuis 5 ans, je réfléchis beaucoup sur l’entraînement lié à la compétition avec une orientation plus spécifique concernant le " combat-plastron " minimes cadets juniors seniors.

Il semble difficile de tirer des généralités pour des compétiteurs aussi différents qu’un jeune de 12 ans et un adulte de 19. Cependant, chercher les points communs permet de tracer les grandes lignes d’un entraînement ADAPTABLE à chaque catégorie. Entraîner c’est adapter, s’entraîner c’est s’adapter.

Un principe quel qu’il soit doit pouvoir être modulé pour un athlète donné.

Je rends ici hommage à feu Maître RICCIO qui outre son grand art en karaté et le fait qu’il dirigeait l’école des cadres de sa discipline, a éveillé en moi l’esprit d’ouverture et de curiosité me donnant envie de toujours pousser plus loin la réflexion sur ma pratique et son enseignement.

 

Frédéric FOUBERT